Luc Mbah À Mouté : « Ce que Pascal Siakam a fait ces dernières années est impressionnant et encourageant »


Après l’opération sur son genou gauche il y’a quelques mois, le basketteur camerounais Luc Mbah à Mouté est présent à Dakar au Sénégal pour suivre la 17e édition du Basketball Without Borders qui a commencé le 28 juillet 2019.

Luc Mbah a Moute (c) Droits réservés

Mis à l’écart des planchers de la NBA depuis octobre 2018, l’ancien ailier des Clippers de Los Angeles se remet peu à peu de son opération et en a profité pour se prononcer sur son avenir chez nos confrères de rue2ponpon.

Lattaquant.com vous propose cet entretien avec Luc Mbah À Mouté

La question qui est sur toutes les lèvres en ce moment est de savoir quelle sera la prochaine destination de Luc Richard Mbah à Mouté ?

Luc lui-même ne sait pas encore c’est assez intéressant parce que c’est une situation dans laquelle je n’ai pas été depuis longtemps. Après avoir souffert de ma blessure cette année, ce n’était pas évident parce que je me fais opérer donc là je suis encore en fin de convalescence et je vais recommencer à m’entrainer, je pense que d’ici quelque temps je le saurai, mais bon les choses ont un peu changé pour moi côté transfert, mais par la grâce de Dieu, je pense que tout va rentrer dans l’ordre d’ici peu.

La saison ne s’est peut-être pas bien terminée pour vous, car blessé vous avez arrêté de jouer au mois d’octobre, mais un de vos poulains et compatriotes a hissé le drapeau du Cameroun sur les hautes marches en s’adjugeant le titre de champion NBA 2019. Comment Luc Richard Mbah à Mouté a-t-il vécu ce moment historique ?

C’est une fierté pour moi déjà en tant que Camerounais et Africain de voir un compatriote arrivé à ce niveau et gagner le titre, mais aussi être un joueur clé de son équipe. Ce que Pascal Siakam a fait ces deux et trois dernières années est impressionnant et encourageant pour nous qui avons vu ces jeunes au début de leur carrière, encore des amateurs et novices dans le basketball et voir ce qu’ils font aujourd’hui c’est une belle chose. Le but maintenant c’est de voir encore des jeunes qui parviennent à se hisser à ce niveau-là. Joël Embiid a lui aussi eu une très bonne saison et continue d’être une fierté pour le basket-ball camerounais pour nous qui avons eu la chance de côtoyer ces jeunes tôt c’est beau de voir ça

pendant plusieurs années vous avez organisé un camp de basketball qui portait votre nom au Cameroun qui a vu passer des joueurs tels que Joël Embiid, Siakam, Ben Mbala et bien d’autres. Pourquoi avez-vous suspendu les activités de votre camp ?  

Le camp a été arrêté pour le moment parce que je pense qu’à l’époque c’était ce qu’il fallait au niveau de l’impact direct du basket, car les encadreurs avec lesquels je travaille et moi avions remarqué que le camp serait un atout et un boost pour le basket au Cameroun. Au fil des années on s’est rendu compte que ça avait un effet inverse parce qu’il y’avait beaucoup de jeunes qui ne s’entrainaient pas et qui attendaient juste le camp LRMM alors notre but était que les enfants s’entrainent et s’améliorent tout au long de la saison qu’on voit des changements malheureusement on a constaté qu’on avait toujours les mêmes jeunes qui avaient soit le même niveau ou régresser. Ce n’est pas forcément la faute des jeunes, mais des infrastructures, il n’y’avait pas d’endroit où jouer, les terrains à Yaoundé où j’ai par exemple grandi aujourd’hui ont été occupés par des constructions. Nous avons un peu changé le cap et avons décidé de nous concentrer sur les infrastructures. Depuis l’année dernière, on a commencé à refaire des terrains de basket un peu partout dans le Cameroun (Yaoundé, Douala, Bafoussam, Bafia…) juste pour que la jeunesse recommence à jouer et si ces derniers le font on va voir renaitre de nouveaux talents et à ce moment-là le camp aura son sens et reprendra sa valeur.

L’équipe nationale masculine de basketball du Cameroun est-ce une histoire ancienne pour Luc Richard Mbah à Mouté ?

C’est tellement complexe et perplexe parce que l’aventure avec la sélection était très belle quand elle a commencé. Je me rappelle en 2007 nous sommes arrivés en finale en Angola et partir de là à aujourd’hui vous donnez cette réponse ça m’attriste un peu, mais c’est des réalités c’est ce qui se passe actuellement malgré tout le talent et le potentiel que nous possédons c’est dommage que notre équipe ne soit pas au haut niveau sans vouloir pointer du doigt à X ou y. Je pense que quelque part on a failli en tant que joueurs, encadreurs, responsables et tout le reste. Le plus important pour nous aujourd’hui ce serait de voir comment rectifier les choses après le format des compétitions FIBA a aussi été modifié et ça demande beaucoup plus de voyages, d’engagements pour les joueurs NBA qui sont pour la majorité occupée en cours de saison. Je n’ai pas encore dit mon dernier mot sur l’équipe nationale du Cameroun, mais pour le moment c’est en stand-by.

À une certaine époque vous avez voulu enquérir des parts dans une équipe en France (Besançon) où en êtes-vous avec ce projet ?

Le projet n’a pas bien marché pourtant il était en voie de finalisation et le but c’était d’avoir un tremplin pour les jeunes qui n’obtenaient pas souvent facilement le visa pour les États unis et pour qui les USA n’étaient forcément pas la bonne option. Au bout de quelques années, on a eu des désagréments avec certains responsables du club ce qui a fait en sorte qu’on se retire du projet. Des accords sur lesquels nous étions partis n’étaient pas respectés et le projet a été malheureusement annulé.


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